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12.04.2008
LE BOUC EMISSAIRE analyse profonde
Les modèles ( d'accusation ) à la secte, au terroriste, au charlatanisme, etc pour toutes negativités negatives que l'on projette sur l'autre, qui se dégage des articles de journaux et des reportages TV semblent relever de la « mythologie urbaine »... Ces histoires fictives créees de toutes pieces qui deviennent plausibles socialement, expriment de façon inconsciente les préoccupations des individus qui les créent et les propagent. Ces rumeurs ( mythologies urbaines ) sont donc des récits cathartiques qui fournissent au groupe social dominant un scénario acceptable pour substituer un ordre nouveau ( nouvel ordre mondial ??? ) à la dissonance chaotique générée par l’évolution et la destruction des environnements sociaux et naturels....
On reprend alors le scénario typique de l' étranger, de l'inconnu, l’ogre des fables refait surface sous le masque des sectes, du terroriste, du charlatanisme, etc pour toutes negativités negatives que l'on projette sur l'autre. Comme dans le passé, les préoccupations d’une époque identifient un bouc émissaire révélateur des angoisses d’une société, pour ne pas avoir à faire les efforts de se corriger de ses dissonances chaotiques générées par l’évolution sans queue ni tête et la destruction des environnements sociaux et naturels.....
Analyse mecanique de ce fonctionnement :
Tout le monde connaît le mécanisme du « bouc émissaire » qui consiste à accuser un individu ou un groupe minoritaire d’être à l’origine des maux dont peut souffrir la société dans son ensemble. A priori, tout le monde s’accorde à dire que c’est dangereux et injuste mais le mécanisme ne cesse de se reproduire en changeant de forme et de victime. Aurait-il une fonction régulatrice si primordiale que les communautés ne puissent pas s’en passer ?Histoire : au commencement de toute société, il y a la violence…… cette violence fondée sur le désir d’être d’avoir, de vouloir, posséder, au dehors ce que l’on croit nous manque au-dedans….
Ce désir serait à l’origine d’un cycle infernal produit par l’escalade du désir concentré sur un même objet causant alors un antagonisme contagieux et délétère entre l’extérieur et l’intérieur…
l’ordre social est fondé sur la différence, à chacun sa place, sa fonction. Le désir d’être avoir, vouloir posséder, égoïste et cupide met à mal cet ordre social, surtout lorsqu’un certain seuil d’indifférence est atteint, où le bonheur des uns se fait au détriment des autres , cela conduit à la violence et menace de détruire le groupe tout entier, la société, par des querelles séparatrices…….
Mais chacun et chacune dans la société sont conscient que si la violence générale gagne, c’est tous et toutes qui sont en danger…..et donc par peur du chaos généralisé, porter la faute avec violence sur l’autre rentre ici en scène, où chacun et chacune s’accuse mutuellement d’être la cause de chacun et chacune des misères de l’autre et vice versa….. ainsi le « tous contre tous » en risque d’une violence généralisée, se cherche donc un « tous contre un » pour rassembler à lui seul les violences afin d’essayer d’éviter la crise. C’est ainsi que naissent les bouc émissaires….véritable refus d’aborder les vrais problèmes causés par les actions en perte d’humanité individuelles de chacun et de chacune et promptitude à se focaliser sur les autres, en général, celles et ceux des minorités qui semblent étranges à la quête du désir, par la forme que prend le désir ci-dessus cité….
Mais pour ce faire : Cette violence doit paraître légitime à la majorité de la communauté pour qu’elle produise son effet……sinon, la communauté ne pourra pas se justifier de sa violence envers ceux et celles qu’elles prennent souvent à tord pour le BOUC EMISSAIRE de leurs misères et de leurs malheurs….
Ces mécanismes de désignation du coupable idéal, ( l’autre bien sûr, jamais soi même ) ont comme inévitable corollaire le développement de tous les racismes interpersonnel et institutionnel, ( qu’ils soient de races, de religions, rationnels, irrationnels, de pouvoir financier etc )…… L’Histoire nous a montré à maint reprises combien ce processus est pervers et dangereux. Il peut entraîner les hommes dans une spirale de violence ô combien mortifère. Cela est très inquiétant………et ou devrait l’être pour quiconque se laisse aller à ce raccourcit, visant à se dédouaner lui ou elle-même des ses propres responsabilité dans l’usage fait de l’exercise de sa Liberté…
Une lueur d’espoir pointe sur le constat plutôt pessimiste de tout cela, car une dernière condition, pour que le mécanisme du bouc émissaire puisse fonctionner, est qu’il doit rester caché, secret entre le beaucoup qui se tiennent pour un même genre contre un autre. Dès lors, pour lutter contre ce procédé injuste et tous les racismes qui en découlent, il est du devoir de toute personne conscientisée EVEILLEE, de les dénoncer sans cesse, de rompre sans cesse les lois du silence, de faire la lumière sur les falsifications de la vérité, par les remises sur son trône de LA VERITE, de combattre toutes formes de haine et de stigmatisations occultes et ou visibles, sous peine de voir la barbarie marquer à nouveau l’Histoire humaine de son empreinte mortifère !
Ainsi les peur entretenues par le BOUC EMISSAIRE, Le fanatisme et la haine se nourrissent ensuite de l’ignorance, de la peur, de la désinformation et de demi-vérités et ou de fausses vraies verités, comme pour le 11 SEPT 2001.
Sur Internet, de nombreux sites haineux s'exercent à la chasse au bouc émissaire. Ils attribuent à certains groupes ciblés ( les " sectes ", " les terroristes ", " les charlatans ", les homos, les new age, les religions, les pauvres et ou autres exemples nombreux ) la responsabilité de toutes sortes de problèmes politiques et sociaux. Mais pour qu'ils soient credibles et que leur haine soit justifiée, il ont besoin de se faire passer pour des JUSTES et leurs affirmations des faits s’appuient sur l’ignorance et les peurs naturelles du public, en leur montrant qu'eux sont des sauveurs potentiels et des « preuves » ( voyez comme ils sont mauvais et mechants )sont alors créées de toutes pièces pour atteindre ces objectifs, pour certains ils vont même jusqu'à réecrire l'Histoire et ou a diffuser de l'Histoire mensongère et traffiquées, pour donner un semblant de bases stables à leur faussetés qui ne visent qu'à une seule chose, prendre le pouvoir sur autrui, pour le dominer et l'asservir ( et ou garder ce pouvoir )Ces affirmations haineuses viennent stimuler des préjugés, souvent inconscients, qui influencent nos perceptions et nos actions. Ces instincts sont, à notre époque, présentés sous un jour socialement admissible ( c'est une forme sophistiquée de la barbarie legitimisée, par d'incessantes et repetitives repetitions d'images et d'audio ( les mêmes souvent ) de violence sur les ondes et dans les medias, ( principe du lavage de cerveau la repetition incessante des mêmes choses en rediffusion de rediffusion incessantes renouvelées incessamment ) comme nous allons le voir).
Quand des groupes de pression hauts placés ( même au gouvernement ) viennent donner à la haine, à l'egoisme, à la cupidité, au denigrement et à l'humiliation des autres un caractère quasi légal, ( si les politiques le font, alors pourquoi pas nous ) un sentiment d'immunité s'éveille dans le peuple, avec les instincts primaires de discrimination et d’ostracisme, bien pratiques pour masquer certaines réalités bien glauques, en période de "crise".
La réalité de ce phénomène peut nous échapper quand nous y sommes personnellement confrontés, quand nous avons «le nez dans dans le guidon». Mais nous tous et toutes dite "civilisés" devons de toute urgence se pencher sur cette mécanique infernale, pour pouvoir l'inverser.
C'est pourquoi, je vous présente ci-dessous quelques exemples, hors frontières, qui permettent ainsi d’y porter un regard plus neutre, avant de constater rapidement à quel point la situation est identique partout et à chaque génération.
En 1830, avec l’adoption de l’Indian Removal Act, le gouvernement des États-Unis de l’époque lança une campagne contre les indiens d’Amérique afin de les chasser de leurs terres. Lors du déplacement des populations indiennes, qui devaient parfois marcher pendant des centaines de kilomètres, des milliers d’indiens périrent, en plus de ceux qui avaient été tués précédemment. Pourtant, les artistes de l’époque représentaient les indiens comme des agresseurs, plutôt que comme les victimes d’un injuste arrêté d’expulsion du gouvernement. L’image de l’indien « démoniaque » ou de « l’ignoble sauvage » s’est profondément ancrée dans le pays jusqu’aux premiers westerns du cinéma qui les représentaient encore de cette manière (rappelez-vous, c'était hier pas loin). Très peu de gens à l'époque étaient capables de mettre en question cet incroyable renversement de situation, où l'oppresseur se présente comme un opprimé avec l'assentiment de la majorité des témoins de toute une génération.( imaginez si les Israeliens faisaient cela sur les Palestinniens ) L’image de « John Wayne luttant contre de mechants arabes » est une sculpture qui fait toujours partie d’un bas-relief en pierre sur une rotonde du Capitole de votre esprit, tellement les images de L’indien mechant y est imposant, tellement ses traits sont démoniaques, il apparaît vraiment dangereux, puisqu'il est sciemment aisni présenté de manière à effrayer. Mais c'est une véritable manipulation de vos coeurs et de vos esprits qui permet de focaliser sur les defauts des uns afin de justifier les propres defauts des autres, qui sont souvent et parfois pire que ceux des uns ( les palestiniens tuent deux adultes israeliens, alors les israeliens peuvent cacher par ce crime monté en epingle, sur tous les MEDIAS MONDIAUX, le fait qu'ils ont tués et massacrés des enfants palestiniens precedemment et continuent de le faire, tout en les enfermant dans un camp de concentration à ciel ouvert.Autre exemple de manipulation generalisée, le Maccarthysme est parvenu à alimenter une haine des communistes aveugle et répressive en l'espace de quelques années (il existe un film terrifiant de 1971 d’une « chasse à l’homme » meurtrière dans le désert, avec des minorités pour proie, partiellement interdit aux États-Unis à sa sortie voir note). Cette phobie - cette folie ! - à l’égard d’un groupe "cible" rappelait, à certains, déjà, «les chasses aux sorcières, INQUISITION » du passé.
Un autre exemple qui a été pratiqué par des graphistes : l’image du père noël, rien d’effrayant, elle peut même évoquer des souvenirs d’enfance agréables. Mais il suffit de changer le bonnet rouge par un turban pour que notre perception change totalement et que d’autres émotions apparaissent (le père noël devient un intégriste musulman).
D’où vient cette perception et à quelles émotions se rattache t-elle ? Il est intéressant d’observer pour soi-même les mécanismes qui sont à l’origine de nos jugements et émotions. Ces jugements et émotions nous appartiennent-ils vraiment ? Pouvons-nous parler de liberté quand nous parvenons à ressentir de la haine ou de l’attirance obsessionnelle par simple conditionnement ? Et si le turban est remplacé par une autre coiffe rituelle d'une religion et ou autres ? et Si l'image rappelle une image sur des gens en minorité sociale, intellectuelle ou spirituelle qui sont toujours présentées par elle d'une manière "negative" ? Que se passe-t-il ?
L'habit ne fait plus le moine dit on, mais chez certains et certaines il est oarvenu à faire voir le BOUC EMISSAIRE qu'est l'autre qui ne vit pas comme on voudrait qu'il vive...
Depuis le 11 septembre 2001, la perception des musulmans, et par extension «des arabes» ou des «étrangers», s’est modifiée et la peur s'est amplifiée.
Aujourd’hui, en France, la stigmatisation des minorités qui ne sont pas dans le MOULE du MARCHE repose sur les mêmes schémas d'intoxication preparée, de haine, de désignation de boucs émissaires et de répression des modes de vie, des libertés individuelles ou des courants de pensées qui présentent, sans doute, un danger pour le système en vigueur ou envers des projets d’envergure cachés de celui ci dont la population est ignorante.
Oui, la population - vous et moi - est souvent ignorante de ce qui se trame derrière la répression, derriere toutes ses augmentations de prix des choses et des salaires qui n'augmentent jamais et ou si peu, et oui nous sommes plus que de coutume les jouets de ces manipulations collectives ( sciemment orchestrées par quelques uns ), tout en croyant souvent "penser par nous-mêmes". Il n'y a rien d'exagéré dans tout cela, il suffit de voir comment nous réagissons en aveugle à partir d'informations que nous avons digérées sans les mettre en question. Nous devenons les instruments d'une haine qui ne nous appartient pas.
Si la réflexion a une vertu - quand elle ne demeure pas en surface des automatismes et des conditionnements -, elle doit s'exercer maintenant pour le CLAIR DISCERNEMENT, dans notre pays, par chacun d'entre nous sur cette question qui mérite une attention véritable et soutenue.
La Force que l'on donne à la haine a le pouvoir qu'on lui donne. Elle a actuellement le pouvoir de nuire à de nombreux groupes et de nombreuses personnes qui en sont les victimes et ou qui le seront.
Je souhaite, à nouveau, que l’histoire ne se répète pas indéfiniment et cela grâce à la nécessaire prise de conscience et des actions entreprise par tous et toutes visant à mettre en lumiere ce fléau qu’est la haine de la différence, afin de ne plus l'alimenter de nos forces, même inconscemment. La haine est unique malgré le renouvellement des boucs émissaires et les arguments fallacieux, primaires et répétitifs qui parviennent à nous les faire accepter et il est toujours plus facile de lutter contre une choses unique, que contre les multiples reflets de cette chose.....
Sources des documents :
Voir le terrible film "Punishment Park" de Peter Watkins (1971) :
En plein désert Californien, une poignée de jeunes hommes et femmes, accusés d'avoir porté atteinte à la sécurité de l'état américain, comparaissent devant un tribunal d'exception, qui justifie son existence par l'aggravation du conflit Nord-Vietnamien. Le président Nixon, s'appuyant sur le décret MacCarran de 1950, qui lui permet de décréter l'état d'urgence sans l'approbation du Congrès, fait emprisonner tous les éléments hostiles à sa politique à l'intérieur du pays... Des tribunaux d'exception sont rapidement institués. Au banc des accusés se retrouvent toutes les minorités "contestatrices" : les Noirs, les extrémistes, les pacifistes, les humanistes, les militants communistes... Ils sont condamnés à de lourdes peines de prison auxquelles ils peuvent échapper à la condition de passer trois jours à "Punishment Park".
Tous, sans savoir de quoi il s'agit, choisissent cette alternative. L'épreuve consiste à parcourir 80 kilomètres à pied dans le désert, sous un soleil de plomb, sans eau et sans nourriture, alors que des "forces spéciales " armées de fusils et de pistolets et à l'aide de voitures, de jeeps et d'hélicoptères, se lancent à la poursuite des fugitifs, après leur avoir laissé prendre une avance de deux heures.
A ceux qui parviendraient sains et saufs au drapeau américain planté aux limites du parc, on promet la grâce. Mais aucun n'arrive au bout de l'épreuve et une grande partie est impitoyablement abattue devant les caméras de la télévision invitées pour la circonstance...
Cette fiction est filmée d'une manière si réaliste que le spectacteur est profondément ébranlé. Il ne lui semble pas que tout cela soit si éloigné de la réalité. Lors de sa sortie, on a même parlé d'interdictions dans certaines salles...(L'histoire du film)
Ce reportage est passé sur Arte en février 2002
17:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bouc, emissaire, societe, complot, 11sept2001, terrorisme, secte










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